vendredi 9 mars 2012

Chang Maï, capitale des fleurs… 5 & 6 mars



Nous prenons le bus pour Chang Maï dans la gare routière parfaitement organisée de Sukhotaï. Le trajet est rondement mené pour compenser la demie-heure de retard au départ et nous avons à peine le temps d’une pause “toilettes” et d’acheter quelques chips et cacahuètes pour grignoter en route.

A Chiang Maï, nous prenons connaissance de la Pha-Thaï House, où tout le monde (propriétaire comme clients) est ou parle français. Thierry rencontre notamment Claude, grand reporter en retraite installé ici, avec qui il se sent beaucoup d’atomes crochus. Ces gens nous aident à préparer les quelques jours à venir, et nous conseillent sur un trek à choisir.
Le lendemain tôt, car la chaleur est accablante en journée et la lumière toujours brouillée à Chiang Maï, nous allons à “Royal Floral”, mélange d’exposition universelle et de foire  traditionnelle sur le thème de l’horticulture et de la production végétale.  Nous laissons les photos vous raconter cette journée si riche en couleurs et très instructive pour nos agriculteurs en herbe.


Merveilleuses orchidées ...
... des oeuvres d'art !
Le pavillon du Bhoutan ...
... et celui de l'Espagne !

Le Pavillon Royal


En rentrant, Thibaud se fait couper les cheveux sur le marché local. Quand on ne parle pas la même langue, rien de tel pour se comprendre que les photos : Thibaud hésite donc entre les coupes à peu près classiques de Sawing et de Paï Thong (le thaï moderne aime les coiffures déjantées et, osons le dire, horribles !) avant de confier sa tignasse à l’artisan en blouse bleue d’épicier pour… 1,25 €…!!! Il nous racontera ensuite avoir eu quelques sueurs froides quand le coiffeur semblait vouloir lui laisser la nuque longue ou une crête d’iroquois…
A défaut d’avoir vu un pavillon français sur le parc d’exposition, nous nous offrons un repas de saucissonade, magrets de canard, gratin, verre de vin et patates sautées dans l’un des restaurants français de cette ville, qui tient la Gastronomie en haute estime (nombreuses écoles de cuisine, innombrables restaurants…).   

jeudi 8 mars 2012

En scooter dans l’ancienne capitale… 4 mars



Thierry, qui craint la chaleur, parcourerait bien les ruines en van climatisé ; le reste de la bande proteste sur sa sénilité précoce et opterait  plutôt pour le vélo. Nous trouvons un moyen terme qui réjouit tout le monde : nous louons des scooters pour la journée ! Déjà, nos bécanes sont des bolides, couvrant à plus de 100 KM/H les 10 km qui nous séparent de la vieille ville de Sukhotaï, capitale aux XIIème et XIIIème siècles ; en plus, celle d’Edith est carrément toute neuve et très esthétique, ressemblant à une Vespa vinage.

Une fois sur place, la lumière du matin est excellente et nous optons pour la visite des restes du temple principal du Parc Historique. Ce site est très photogénique, ce qui attire à la première heure les tours opérators français et germains ainsi que les photographes japonais habillés comme au camp de base de l’Everest et bardés de matériel hyper sophistiqué. Néanmoins, les groupes s’éparpillent vite et nous profitons au maximum de l’ambiance magique des ruines.






Les moines sont déjà très "high tech"
Le Ministère de la culture s’y est bien pris pour délimiter trois zones de ruines et nous faire nous acquiter d’un droit d’entrée (sans compter celui d’y faire rentrer les scooters) pour chacune d’elles… Dans la deuxième, nous rencontrons un groupe de moines sri-lankais touristes aux robes orange “pétard” qui veulent à tout prix  nous accueillir dans le monastère ; dans la troisième, un groupe de scouts que l’on fait bien rire (on ne saura jamais pourquoi ?).

La Thaïlande, c'est la grande liberté !
Comme on a été hyper efficace dans notre parcours, on a le temps de s’accorder une longue pause à la Sabaïdee (“ça va bien” en thaï) guesthouse avant de retourner voir se coucher le soleil derrière les colonnes, les Bouddhas et les grandes douves couvertes de nénuphars roses.



A la nuit tombée, nous nous régalons de beignets de légumes pimentés achetés sur le petit marché de nuit. Dans un temple, sur une île, des fidèles récitent des prières bouddhistes, sur le pont, les gens nourrissent les énormes poisons du temple grouillant en surface. L’ambiance est délicieuse !

mardi 6 mars 2012

Bangkok – Phitsanulok – Sukhotaï : vers le Nord ! 3 mars



Nous partons à pied prendre le train à la gare de Hua Lampong autour de laquelle nous avons si souvent rôdé et mangé. Direction Phitsanulok en cinq heures, l’ojectif étant de gagner ensuite Sukhotaï, une des anciennes capitales du Royaume du Siam. Cette fois, nous sommes chargé à bloc de l’ensemble de nos bagages :  2 valises roulantes + 4 sacs à dos, c’est le test pour les moyens de transport terrestres en Asie dorénavant. Ca commence mal, le train part avec ½ heure de retard, mais compensation : on nous sert gratuitement un repas et même un goûter ! 

Finalement, au terme de la longue traversée de la plaine rizicole thaïlandaise, le retard s’est transformé en une bonne  heure et maintenant, nous devons prendre un bus. Les tuk tuk-taxi se pressent là aussi à la sortie des wagons ; celui avec lequel nous négocions le transfert vers la gare routière serait trop heureux de nous amener à destination. Forts de l’expérience birmane de Monywa, où, on vous rappelle qu’on avait mis deux heures à parcourir 50 km dans une poubelle roulante, nous hésitons un peu. Mais, à l’idée de changer encore de véhicule et d’attendre un bus, dont on ne sait pas d’avance à quelle heure il part,  nous acceptons assez vite… Et va pour 60 km en tuk-tuk et en plein air directement à notre guesthouse !




Le choix s’avèrera judicieux, car le tuk tuk est une bombe et la route un boulevard. Celui de l’hébergement aussi où nos hôtes nous accueillent en excellent français  dans un joli jardin frais et d’agréables bungalows.

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In Bangkok again… 28 fév au 2 mars



Séance de travail dans notre Guest House
A “Your Place”, notre guesthouse calme et verdoyante, nous avons l’impression de nous retrouver “à la maison” tant le staff, les gens et les habitudes du quartier nous semblent maintenant familiers. Nous y retrouvons enfin l’internet haut débit qui n’existe absolument pas en Birmanie !

Ces quelques jours dans la chaleur (38°) de Bangkok vont nous permettre de préparer la suite du voyage, récupérer les cours des enfants, expédier colis et copies, acheter un iPad par enfant (nos tablettes de lecture bas de gamme made in China ne suivent plus le rythme du CNED !). Il fait si chaud et humide que nous sortons uniquement en fin de journée:
-      -  diner au Petit Zinc chez Muriel et Thomas (amis de Maud et Matthieu, nos voisins de Levallois),
-       - cocktail au Vertigo, un bar en plein air au 59° étage d’une des multiples tours de la ville
-       expédition en tuk-tuk pétaradant et batobus sur la Chao Phraya river jusquà Chao San Road, le point de rencontre de tous les routards pour un massage des pieds. une pinte de Singha et nos nouilles sautées favorites.



Dans la journée, nous recherchons l’air frais dans la climatisation du métro (MRT), des taxis tous neufs (rien à voir avec les poubelles ambulantes de Yangon) ou des centres commerciaux ultramodernes (Siam Paragon, MBK).
Dans nos discussions familiales, la comparaison entre Yangon et Bangkok est permanente; Thibaud trouve que les jeunes Thaïs sont tous équipés de smartphone mais souvent gros.
Avant de quitter cette capitale remplie d’embouteillages, nous profitons de la “fraîcheur” du matin (26° quand même…) pour grimper sur la montagne dorée (Wat Saket) et explorer ses environs: klongs, temple de méditation Laho Prasat à l’architecture unique; nous assistons même à la coupe des cheveux precédant à l’ordination d’un future moine.



NB : pour la première fois depuis presque un mois, nous revoyons des nuages dans le ciel… Mais, rien de menaçant cependant.
Le Wat Arun sur la Chao Phraya River; vu de notre batobus

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dimanche 4 mars 2012

Derniers moments en Birmanie… 28 fév.



L’excellent petit déjeuner de l’Alamanda Inn, dans lequel abondent fruits frais et yaourt, nous donne la pêche pour rejoindre la célèbre et immense pagode Schwedagon à pied; ainsi, nous traversons le quartier résidentiel de la Golden Valley : quelques vieux monastères en tek survivent au milieu des luxueuses maisons de l’élite birmane.
Les moines fréquentent même la Golden Valley...


Edith et son Garuda, oiseau mythique
Chacun d’entre nous offre un petit bouquet de fleur à la divinité de son jour de naissance et lave la statue qui le représente : cela portera chance selon le rite bouddhiste. Tout autour de l’énorme stupa couvert de 700kg d’or, un labyrinthe de temples recueille les prières de centaines de pélerins venus de tout le pays: de la dorure, des cloches et des statues du Bouddha par centaines ; ce lieu est vraiment féérique et fascinant et notre regard ne sait où se poser.
Thibaud et Vincent et leur Dragon
Aung San Suu Kii sur les marches de la Schwedagon...



Thierry et son "Guinea Pig" (cochon d'Inde)
Du haut de la plus haute tour de Yangon (21 étages seulement !), la vue panoramique sur le delta est l’occasion de repenser à tous les moments magiques vécus durant un mois dans ce pays encore très peu développé. Un dernier repas de nouilles Shan assis sur nos tabourets dans une minuscule gargotte et il est temps d’aller prendre l’airbus d’Air Asia qui nous conduit à Bangkok.


A l’arrivée, et pour se remettre dans le bain de la modernité, nous testerons le “Subway” de l’immense aérogare de Bangkok: c’est “moins pire” que nous ne l’imaginions et ça nourrit vu l’heure tardive.

Lorsque nous prenons le train automatique sans chauffeur pour le centre ville, en compagnie de Thaïs en jeans pendus à leur téléphone portable, nous mesurons l’immense écart entre les deux pays voisins: la Thaïlande si moderne et la Birmanie restée presque au Moyen-age qui se débat pour advancer.